Domaines d’intervention

Trois domaines, une même exigence : la démonstration écrite

Nous n’intervenons que là où le résultat doit être justifié devant un tiers : une autorité, un assureur, un donneur d’ordre. Cette contrainte détermine notre méthode bien plus que le secteur d’activité.

01 — Sécurité fonctionnelle

Démontrer qu’une fonction de sécurité fait ce qu’on attend d’elle

Une fonction instrumentée de sécurité ne vaut que par la probabilité qu’elle fonctionne le jour où elle est sollicitée. Cette probabilité se calcule, et le résultat du calcul est rarement celui qu’annonce le dossier existant.

Notre travail consiste à établir ce calcul, à en documenter chaque entrée, et à rendre le résultat vérifiable par quelqu’un qui n’a pas participé à l’étude.

  • Détermination du SIL par LOPA ou graphe de risque
  • Vérification PFDavg et PFH par architecture
  • FMEDA et exploitation des données constructeur
  • Contraintes architecturales (SFF, HFT, type A/B)
  • Intervalles de test périodique et couverture d’essai
  • Rédaction et audit de dossiers SIF
Niveaux d’intégrité de sécurité en mode de sollicitation faible — IEC 61508-1, tableau 2.
SILPFD moyenneFacteur de réduction du risqueCe que cela implique concrètement
SIL 1≥ 10⁻² à < 10⁻¹10 à 100Canal unique acceptable, discipline de test périodique nécessaire.
SIL 2≥ 10⁻³ à < 10⁻²100 à 1 000Diagnostic sérieux ou redondance sur les composants faibles de la boucle.
SIL 3≥ 10⁻⁴ à < 10⁻³1 000 à 10 000Redondance quasi systématique, défaillance de cause commune maîtrisée et justifiée.
SIL 4≥ 10⁻⁵ à < 10⁻⁴10 000 à 100 000Exceptionnel en industrie de process : on réduit d’abord le risque autrement.
Le point qui coûte le plus cher

La défaillance de cause commune, que l’on quantifie par le facteur β, plafonne le gain de toute redondance. Doubler un canal ne divise pas la PFD par mille si 5 % des défaillances affectent les deux canaux simultanément. C’est l’erreur la plus fréquente dans les dossiers que nous auditons, et celle qui fait requalifier un SIL 3 déclaré en SIL 2 réel.

02 — Systèmes EIA critiques

Électricité, instrumentation, automatisme : la chaîne complète

Une fonction de sécurité traverse une armoire, un réseau, un automate, des alimentations et des câbles. Les défaillances les plus coûteuses ne sont presque jamais dans le capteur : elles sont dans ce qui le relie au reste.

Dix ans de terrain en automatisme et en électricité industrielle nous permettent de lire une installation avant de lire son dossier.

  • Architecture de contrôle-commande et séparation des voies
  • Conformité IEC 61513 des systèmes importants pour la sûreté
  • Cybersécurité industrielle selon IEC 62443 (zones et conduits)
  • Bilans de puissance, courts-circuits, sélectivité
  • Alimentations secourues et régimes de neutre
  • Spécification et réception d’installations neuves
03 — Performance bas carbone

L’énergie traitée comme un dossier d’investissement

Un plan de décarbonation qui ne chiffre pas le coût de la tonne évitée n’est pas arbitrable. Nous produisons des dossiers qui passent en comité d’investissement, avec les mêmes exigences de traçabilité que nos études de sécurité.

Nous ne vendons aucun équipement et ne percevons aucune commission d’installateur.

  • Audits énergétiques conformes EN 16247-1 et -3
  • Accompagnement ISO 50001
  • Répartition des consommations par usage et campagne de mesure
  • Trajectoires de réduction et coût de la tonne évitée
  • Récupération de chaleur, électrification des procédés
  • Dossiers de financement et certificats d’économies d’énergie
Repères

Le vocabulaire, sans détour

SIF
Fonction instrumentée de sécurité. L’ensemble capteur + unité logique + élément terminal qui ramène le procédé à un état sûr lorsqu’un écart est détecté.
SIL
Niveau d’intégrité de sécurité. Une classe de performance, de 1 à 4, qui exprime la probabilité que la fonction remplisse son rôle quand elle est sollicitée.
PFDavg
Probabilité moyenne de défaillance à la sollicitation. Le nombre calculé qui, comparé au tableau des SIL, décide si la fonction tient sa cible.
FMEDA
Analyse des modes de défaillance, de leurs effets et de leur diagnostic. Elle produit la répartition des taux de défaillance sûrs et dangereux, détectés et non détectés.
LOPA
Analyse des couches de protection. La méthode semi-quantitative qui détermine le facteur de réduction de risque à confier à la fonction instrumentée, donc son SIL cible.
1oo2, 2oo3
Architectures de vote. « 1 sur 2 » : un canal suffit à déclencher. « 2 sur 3 » : deux canaux doivent concorder. Le choix arbitre entre sécurité et disponibilité.

Un sujet précis à instruire ? Décrivez-le en une phrase.